- LE MASTERING

 

(version texte seul - lire le pdf ci-dessus pour une meilleure mise en page et profiter des illustrations.

Qu'est-ce que le mastering ? En quelques points, c'est :


 

  • la dernière étape de rectification et de conformation du son avant le transfert sur support physique ou média numérique.

  • C'est une étape technique, non-artistique, qui vise à un maximum d'objectivité, où mesures et analyses sont de rigueur

  • En travaillant avec un grand professionnel reconnu du mastering, aucune crainte n'est à avoir, notamment celle de « perdre le contrôle de votre son ». Rassurez-vous, tout ce qui est artistique est dans votre mixage, et le restera. Sauf exception, on ne doit rien rajouter ni supprimer lors de cette étape : l'on redresse simplement (ce qui est nécessaire ou opportun). Ceci parce que :

  • Votre mixage sonne bien dans le studio dans lequel vous l'avez réalisé, mais ne sonne pas forcément bien ailleurs, le mastering est là pour faire en sorte que votre musique sonne le mieux possible partout et sur tous types d'appareils

  • Le mastering vinyle est nettement plus complexe, plus exigeant, et comporte une série d'adaptations spécifiques pour rendre possible la gravure sur laque et optimiser le son sur support vinyle.

  • Tous les studios de mastering ne se valent pas, notamment à ce sujet. Pour le vinyle, il n'y a qu'une seul véritable spécialiste en le domaine : les studios Definitive Mastering qui ont développé en collaboration avec AudioSeed Research France un système unique et complexe de compensation du son digital vers graveur vinyle pour un résultat de gravure incomparable. Les pertes à la gravure sont ainsi réduites au maximum possible, et les problèmes de gravure tels que saut de sillon, distorsions élevées, chuintements récurrents, sont du passé avec ce mastering premium dont Definitive Mastering a l'exclusivité.

 

Compétence, matériel, enceintes, acoustique :

La compétence de l'ingénieur ne se reconnaît pas par le matériel dont il dispose (au demeurant, souvent impressionnant). La qualité acoustique de son lieu de travail est un élément encore bien plus crucial, tout autant que le sont ses enceintes d'écoute ou monitorings. Mais au final, c'est essentiellement par son degré d'acuité et de discrimination auditive et son degré d'expérience qu'il se démarque. Le résultat d'un spécialiste reconnu est immédiatement audible à l'écoute. Tout le monde n'a pas la même oreille ni l’entraînement cérébral requis. Les plus chirurgicaux d'entre ces ingénieurs offriront au son une sensation de clarté évidente, une transparence sans égale et une dynamique du son alliant « punch » et confort.

Un bon mastering apporte donc au final un maximum de cohérence, de confort auditif et une garantie d'inter-compatibilité quelque soit le lieu ou le type d'écoute.

La qualité acoustique d'un studio de mastering est fondamentale. L'ouïe l'est tout autant.


 

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

 

Cette étape de rectification qu'est le mastering prend une importance considérable de nos jours, dans la mesure où la qualité de reproduction audio des appareils courants est de plus en plus élevée, et paradoxalement, de plus d'albums sont enregistrés chaque jour en home-studio dans des conditions loin d'être optimales acoustiquement et techniquement.

 

Un mastering effectué dans les règles de l'art par un professionnel aguerri du métier permet de corriger bon nombre des défauts inhérents aux conditions d’enregistrement et de mixage, qu’elles soient optimales ou non.

 

 Ce travail doit être effectué dans des conditions techniques et acoustiques les plus rigoureuses. Les studios de mastering réputés sont toujours conçus par des acousticiens de renom. Ces studios aux acoustiques hyper-contrôlées sont équipés – outre de périphériques de correction audio de pointe - de systèmes de reproduction sonores spécifiquement calibrés aux caractéristiques du studio. Tout ceci garantit des conditions d'écoute à vocation analytique.

 

Le degrés de précision de reproduction du son dans un studio de mastering n'a rien à voir avec celui d'un home-studio ou bien même d'un salon ultra-équipé : il ne s'agit pas d'apprécier la beauté de la musique, mais plus à la manière d'un laboratoire, de permettre à l'ingénieur de percevoir le son de la manière la plus précise qu'il soit, afin que sa perception soit la plus objective par rapport à des référentiels, et la plus discriminante face aux infimes anomalies toujours présentes dans les enregistrements et les mixages, malgré le plus grand soin apporté en amont. Quand ces anomalies s'additionnent entre elles au cours des différentes étapes préalables au mastering, elles finissent par former sur le mix final une sorte de "voile sonore" plus ou moins important, qui peut avoir des conséquences importantes sur la restitution du son.

 

Pour simplifier, le travail de l’ingénieur de mastering consiste essentiellement à enlever cette sorte de "voile". D'abord, il passe au "peigne fin" chaque titre de manière individuelle, par le biais de nombreux outils d'analyse et bien entendu via son audition. Il redresse ensuite au besoin tout ce qui apparaît excessif et déformé selon des critères très précis. Tout l'art étant de ne filtrer que ce qui est nécessaire afin de préserver la quintessence de l'acoustique et du travail artistique. Il s'agira ensuite d'unifier l’ensemble des titres entre eux, et enfin, conformer l’audio à certains standards.



 

Que penser des masterings en ligne à des prix défiant toute concurrence ?

 

Aucun algorithme à l'heure actuelle n'est capable de faire le distinguo entre qualité et défauts des instruments de musique, des microphones, de l'acoustique d'un lieu, mais aussi de l'acoustique du studio lors du mixage. Un grand spécialiste du mastering sait le faire avec brio.

En résumé : aucun algorithme n'est capable de prendre des décisions pertinentes face à la complexité que représente un contenu musical. Le mastering est un métier de grande responsabilité, où éthique, déontologie sonore et analyse se côtoient toujours. Il y a toujours des cas délicats et décisions importantes à prendre. La moindre erreur peut être fatale et peut non seulement gâcher votre son, mais se voir être dupliquée 100 fois, 1000 fois, 10 000 fois...

Les systèmes automatiques à l'heure actuelle ne peuvent que corriger d'une manière très grossière votre son, avec un risque très important d'être « à côté de la plaque ». Les tarifs sont très faibles, mais le résultat l'est tout autant. C'est un choix périlleux pour l'avenir de votre projet.

Investir dans un bon mastering, c'est choisir la voie de la tranquillité et avoir la certitude que le maximum a été fait pour que votre œuvre musicale soit agréable à écouter sur tous les systèmes existants, et conforme à tous les standards actuels. Investir dans un mastering spécifiquement orienté vinyle, c'est aussi avoir la certitude que votre disque sera gravé sans aucun défaut comme nous le verrons ensuite.

 

Le mastering chez soi en home-studio, avec des logiciels de mastering, c'est possible ?

 

Quelques questions à vous poser avant toute chose : aurez-vous le recul nécessaire après tant d'heures d'enregistrement et de mixage pour effectuer des corrections sensibles ? Disposez-vous d'une acoustique digne de ce nom ? Avez-vous une acuité auditive hors-pair capable de discerner tous les menus détails que le mixeur n'a pourtant pas entendu ? Connaissez-vous véritablement les tenants et aboutissants de cet art ? Préférez-vous économiser un mastering professionnel, au risque d’abîmer votre œuvre ?

Concernant les logiciels de mastering, la conclusion est la même que pour le e-mastering. Même équipé avec le plus sophistiqué ou le plus ''intelligent'' des logiciels, les réglages automatiques ou à « presets » s'avèrent le plus souvent désastreux ! Fuyez ces solutions-gadgets qui ne sont présentes sur le marché que pour des raisons de pur marketing où le musicien amateur est en première ligne de mire.

D'une manière générale, l'opération de « self-mastering » ou de mastering en home-studio s'avère toujours extrêmement risquée. A contrario, c'est avec une bonne acoustique, du bon matériel, mais surtout avec une oreille aiguisée et le recul de plusieurs dizaines années d'expérience et la connaissance parfaite des tenants et aboutissants du métier qu'on parvient à obtenir un vrai bon master. L'ingénieur de mastering est en quelque sorte un chirurgien spécialiste du son ! Il opère avec les connaissances et l'expérience nécessaire, avec la plus grande précision, et avec un protocole établi., dans un lieu spécifique adapté.

Effectuer son mastering à la maison, en home-studio, sans les conditions idéales, ni peut-être les compétences, ne reviendrait-il pas alors à improviser une chirurgie chez soi, sans bloc opératoire, sans le matériel adéquat, ni les compétences du chirurgien-spécialiste ?

Vous ne tenteriez pour rien au monde cette expérience effrayante bien entendu ! Mais à bien y réfléchir, tenteriez-vous ce même type d'expérience sur votre musique ??

Il est certain que l'enjeu d'un mastering n'est pas aussi important que celui de sauver une vie humaine, mais celui-ci impacte néanmoins très sérieusement la vie de votre œuvre. Un son désagréable ne donne pas envie d'être écouté jusqu'au bout, réécouté, partagé, et encore moins chroniqué et diffusé par les média.

Le rendu final du son conditionne donc en partie le succès artistique (et commercial) d'une œuvre musicale. Mais pas uniquement !

« Table d'opération » home-studio pour mastering...ttention aux séquelles !

En effet, pour le vinyle, vous allez découvrir que la qualité du mastering conditionne aussi la réussite de la gravure. Nous allons l'aborder dans la question suivante.

 

Quelle est la différence entre un mastering « classique » et un mastering "vinyle" ?

 

Un mastering vinyle est un mastering plus sophistiqué q'un mastering « standard » , qui comporte, en plus d'un travail approfondi, un certain nombre de spécificités propre au support vinyle. Il est effectué par une personne qui connaît de fond en comble les propriétés et caractéristiques techniques des appareils de gravure. Ces appareils sont anciens, par conséquent, ils ont leurs limites, leurs défauts inhérents à ce type de technologies. Chaque machine a des propriétés légèrement différentes, selon le type de têtes et de pointes utilisées, mais aussi selon les habitudes de gravure de la personne qui les utilise.

Un mastering vinyle doit donc être - en principe et dans l'idéal - parfaitement adapté à chaque machine afin d'optimiser au maximum la gravure et obtenir un bon résultat. De plus, il est important de souligner qu'en raison des limitations de ces anciennes machines, ce type de mastering, s'il est fait dans les règles de l'art, nécessite un travail d'analyse et de correction poussé, nettement plus fin qu'un mastering standard. A cela s’ajoute un travail de compensation qui tient compte des caractéristiques des machines, des supports et des traitements (gravure, galvanisation, pressage).

Rajoutons également que les enregistrements et les habitudes de mixage et de traitements digitaux actuels ne sont souvent pas en adéquation avec ce type de support. Un ingénieur de mastering spécialisé vinyle a donc un rôle important à jouer en amont du master en tant que consultant après mixage, c'est à dire avec pour rôle d’écouter le mixage avant qu'il ne soit définitif, pouvoir donner au besoin les bons conseils pour que le mastering puisse être réalisé dans les meilleures conditions par ses soins, et pouvoir garantir ensuite une gravure impeccable, c'est à dire une gravure à fort niveau de sortie, avec le moins de distorsion possible, avec une plage dynamique large et une réponse en fréquence la plus élevée possible au regard de ce qui est atteignable avec le support vinyle.

Il est important de signaler qu'un mastering vinyle est aisément convertible en mastering digital (CD, streaming...), or l'inverse ne l'est pas toujours. C'est pourquoi nous conseillons de faire appel à un spécialiste du mastering vinyle afin d'obtenir les meilleurs résultats. De plus, si votre mastering est traité pour le vinyle, il n'en sera que supérieur en version digitale si votre ingénieur vous en propose l'adaptation. Puisque le mastering vinyle nécessite un travail poussé, autant en bénéficier sur votre master digital, il n'en sonnera que mieux !

Quelles sont les conséquences si je ne dispose que d’un mastering « ordinaire » ou de type « home-studio » pour la gravure vinyle ?

 

Tout dépendra de la qualité et du pointillisme du travail effectué lors du mixage et du mastering. Si quelques défauts mineurs sont présents, l’ingénieur de gravure pourra partiellement les compenser. Si les défauts s’avèrent importants, les résultats sur le disque pourront être très variables (distorsion, niveau faible de gravure, bruit de fond important, manque de « punch », son sourd, manque de définition, etc.). Pour éviter les défauts les plus problématiques, tels que les risques de sauts de pistes ou l'impossibilité de la gravure dus à la surchauffe de la tête de gravure, il est impératif de respecter un certain nombre de consignes que nous vous donnons dans la suite de ce document. Ces informations vous sont donnés à titre informatif. Ce sont des informations de base. Celles-ci ne peuvent constituer à elles-seules la garantie d'une gravure parfaite. Elles y contribuent absolument, mais ne remplaceront en aucun cas les nombreuses années d'expériences de professionnels aguerris du mixage et du mastering.


 

Il n'y a que les ingénieurs spécialisés dans le domaine du vinyle qui pourront vous proposer un résultat parfaitement optimal et garanti, puisqu’ils sont les seuls à disposer de l'expérience et de la connaissance parfaite de ces machines. En conséquence, choisissez Definitive Mastering ou un spécialiste reconnu partenaire qui maîtrise le domaine, afin de vous assurer sérénité et parfaite réussite de votre duplication vinyle, a fortiori si le nombre d’exemplaires est important. Il est préférable d'investir un peu plus dans un bon mastering spécifique au vinyle, afin d'obtenir un résultat impeccable du premier coup, plutôt que d'être déçu et perdre plusieurs semaines à devoir refaire une nouvelle gravure et galvanisation (accompagnée d'un nouveau mastering adéquat) si votre test-press ne s'avérait pas satisfaisant. N'oubliez pas que le test-press est là pour vérifier l'adéquation de votre master face aux étapes de gravure, de galvanisation et de pressage, mais que tous nos process sont rigoureusement au point, et qui si problèmes il y devait y avoir, à quelques exceptions près, ceux-ci sont très majoritairement dus à des défauts de mastering.

 

Definitive Mastering propose un service mastering premium qui vous permet de bénéficier du savoir-faire des meilleurs ingénieurs et spécialistes du métier, puisque Definitive Mastering travaille en partenariat avec les plus grands dans le domaine du vinyle et du digital en France, en Europe et à l'international.

 

Conseil : pensez à anticiper le mastering vinyle, contactez-nous le plus vite possible afin de vous assurer un contrôle du mix en amont (vérification de la parfaite compatibilité du mix par l'ingénieur de mastering) afin de vous garantir un master optimal par ses soin
 

 


 

CONSEILS DE BASE AVANT MASTERING VINYLE / GRAVURE

 

 

I - L'EMPLACEMENT DES MORCEAUX SUR LE DISQUE :

 

Placez les morceaux les plus dynamiques, les plus forts, les plus « chargés » en début de face plutôt qu'en fin de face. En effet, il est important de tenir compte du fait que la qualité du son du vinyle s'amenuise progressivement, à mesure que le sillon s'approche du centre du disque.

 

 

 

Pourquoi cette perte de qualité, à mesure que le sillon s'approche du centre du disque ?

 

 

 

Un disque tourne à vitesse constante, quelle que soit la partie du disque que l'aiguille lit (33 tours 1/3 par minute). Mais en raison de la gravure en spirale, la circonférence des sillons se réduit au fur et à mesure que la spirale se déploie vers le centre. La longueur d'une révolution (un tour = circonférence) d'un disque 33 tours est de 93 cm à son début, mais n'est que de 38 cm à sa toute fin ! Par conséquent, la vitesse de défilement de la matière au niveau de la pointe varie d'un rapport d'environ 3 à 1, c'est à dire de 93 cm / seconde au début de la face, jusqu' 38 cm / s. à la fin de la face. La qualité sonore est donc à peu près réduite par 3 en toute fin de face. C'est ce que nous appelons les pertes audio. Elles sont tout sauf négligeables (voir paragraphe ci-dessous).

 

 

II - LA SOLUTION POUR UNE QUALITE CONSTANTE DU VINYLE :

 

Autrefois les ingénieurs de gravure compensaient ces pertes audio par différents biais, mais ce de manière partielle et approximative. Aujourd'hui, d'une manière générale, face à la pression de la demande, les graveurs sont trop peu nombreux, n'ont plus le temps ni le budget pour pouvoir effectuer de nombreux réglages et test-press, visant à améliorer la qualité des fins de face pour chaque artiste. Une très grande partie des disques vinyls dans le monde est donc gravée sans aucune compensation face à ces pertes audio.

 

M COM Musique a choisi de faire beaucoup mieux qu'autrefois, et beaucoup mieux que ce qui se fait actuellement notamment pour la gravure sur lacque, c'est pourquoi notre société s'est tournée vers la firme AudioSeed Research France (recherche audio) et Definitive Mastering (mastering haut de gamme). Ceux-ci ont mis au point un système unique de compensation des pertes de gravure pour un résultat sonore incomparable. La qualité en fin de face peut atteindre atteindre un équivalent de 90%, au lieu des 40% traditionnels, et ce sans distorsion audible, ce qui est exceptionnel.

 

Ce service vous est proposé en exclusivité par M COM Musique, en optant pour notre Mastering vinyle premium. Avec ce type de mastering unique, les pertes à la gravure sont ainsi réduites à un taux extrêmement faible, et ce d'une manière constante sur le disque. De plus, les problèmes de gravure communs tels que saut de sillon, distorsions, chuintements, sont aujourd'hui du passé avec ce procédé (pour plus de précisions à ce sujet, lire la suite du document).

 

Il n'y a donc que le mastering vinyle premium, effectué par notre partenaire spécialiste Definitive Mastering (seul studio autorisé à utiliser ce procédé propriétaire) à pouvoir vous apporter une compensation maximale de ces effets indésirables. Les pertes seront ainsi majoritairement compensées tout du long de la gravure et le résultat sera optimal. Choisissez la qualité, la sérénité, retrouvez la qualité au-delà même des vinyles d'antan, choisissez la qualité mastering + vinyle made in M COM.

 

A gauche, sans mastering vinyle premium : signal hors-phase sporadique = sillon interrompu.

Conséquence : glissement immédiat de la pointe de lecture sur le sillon suivant en raison de la force centrifuge qui attire le bras au centre. Mastering à revoir avec une personne compétente, et gravure + galvanisation à refaire.

 

A droite, avec mastering premium : correction de la phase uniquement à l'endroit problématique, sans que le son sur l'ensemble du disque ne soit affecté. Le sillon est parfaitement maîtrisé. Ce traitement est un process spécifique propriétaire, issu de la recherche menée par AudioSeed Research France. Une exclusivité M COM.

 

Choisissez la sérénité d'emblée avec le mastering premium, plutôt que de de repayer un mastering pour corriger le défaut, puis repayer la gravure et la galvanisation une seconde fois.

 

 

III - LA DUREE DES FACES :

 

Il y a plusieurs règles à considérer :

 

1°) Plus la durée d'une face est longue, plus le niveau sonore de gravure devra être réduit (donc risque de perception accrue du bruit de fond naturel du vinyle).

 

2°) Les fréquences graves prennent plus de place sur le disque que les fréquences aiguës. Les masters avec une présence des basses fréquences vraiment abusive sont proscrits (sillons trop larges). L'inverse est également proscrit (sillons trop fins).

 

3°) Il est nécessaire de bien répartir vos titres selon leur durée et éviter par exemple de mettre 12 min sur la face A et de 24 min sur la face B. Plus les durées sont intelligemment réparties, plus la qualité sera homogène d'une face à l'autre. Le niveau de gravure est déterminé par la face la plus longue.

 

Voici le temps par face attendus pour une gravure au niveau nominal (0 dB) en considérant que le mastering a été effectué dans les règles de l’art (plages dynamiques adéquates, entre autres) :

 

Musiques Rock, Reggae, Classique, Pop, etc :

 

12’’ - 33 tours / mn : 19 min

12’’ - 45 tours / mn (maxi 45t) : 12 min

 

Musiques “Electroniques” type Rap, Electro, etc. :

 

12’’ - 33 tours / mn : 16 min

12’’ - 45 tours / mn (maxi 45t) : 10 min

 

Musiques à spectre "chargé" type Techno, Métal, Noise, etc. :

 

12’’ - 33 tours / mn : 14 min

12’’ - 45 tours / mn (maxi 45t) : 8 min

 

Il est possible de « pousser » les durées des faces raisonnablement jusqu'à 21 minutes, voire même un peu plus, mais au prix de pertes de niveau conséquentes à la gravure. Chaque minute supplémentaire au delà de 18 mn a pour conséquence une augmentation du bruit de fond et une perception accrue des craquements...ce qui n'est pas souhaitable.

 

Dans certains cas spécifiques (à examiner au cas par cas), il est possible d'aller au-delà des 21 minutes, mais dans de tels cas de figure, le mastering doit être audité puis adapté (si possible) ou bien effectué directement par nos soins (sinon refus).

 

Chaque minute supplémentaire compte, et réduit la qualité du son. A titre indicatif entre une face de 15 mn et une face de 22:30 mn masterisée dans les règles de l'art, le bruit de fond est perçu comme 50% plus présent à l'écoute..Ceci est inhérent à la technologie analogique ancienne qu'est le vinyle, qui a ses avantages mais aussi ses inconvénients, dont il faut tenir-compte.

IV - TRACKLIST ET AGENCEMENT DU FICHIER FOURNI :

 

 

  • Fournissez vos mixes ou vos masters avec une FACE A et FACE B entièrement pré-assemblée, c'est à dire avec tous les morceaux mis à la suite les uns aux autres sur un seul fichier face A et un seul fichier face B, ceux-ci comportant IMPERATIVEMENT les blancs ou enchaînements exacts et définitifs entre les titres. Tout master fourni désassemblé sera refusé tel quel. Dans ce cas, il vous sera proposé que ce travail d'assemblage soit effectué par un studio de mastering, afin que nous puissions graver votre master.

 

  • Veuillez remplir également la tracklist fournie par nos soins

 

V - LE TYPE DE MASTERS ACCEPTES :

 

 

DIGITAL :

 

  • Master audio digitaux requis : résolution 24 bits de préférence (16 bits tolérés), et fréquence d’échantillonnage : 44,1 KHz / 48KHz / 88.2 KHz / 96KHz / 176,4 KHz / 192 KHz.

  • Ne JAMAIS « gonfler » ou « modifier » la fréquence d’échantillonnage d'un mastering déjà effectué. C'est inutile et préjudiciable pour le son. Conserver la fréquence d'échantillonnage d'origine.

  • En revanche, si le mastering doit être confié à M COM, il est préférable de nous fournir des fichiers audio 24 bit même si les mixes utilisées ont été réalisés à partir de fichiers dont les pistes séparées sont de quantification 16 bits.

 

 

ANALOGIQUE :

 

  • Master analogiques acceptés sur bande ¼ de pouce au format 2 pistes / préaccentuation CCIR ou NAB, avec ou sans réducteur de bruit type Dolby A ou Dolby SR.

  • Tout autre support ou autre format est accepté, sous réserve de compatibilité technique, mais avec un supplément tarifaire.


VI - LE CLIPPING : à éviter !

 

 

  • Le clipping est une forme de saturation numérique indésirable.

  • Le niveau de crête d'un fichier numérique ne peut en pratique dépasser le niveau de 0 dB. C'est le niveau maximal atteignable. Si lors de l'export de vos fichiers sur votre logiciel de création, le son venait à dépasser même momentanément le niveau de 0 dB, cela créerait ce qu'on appelle un écrêtage, que vous pouvez voir sur l'illustration à droite. Cette écrêtage se produit notamment lors d'un export numérique de projet sans précautions prises préalablement. Mais aussi si un limiteur est (mal) utilisé. Cet écrêtage se manifeste concrètement sous la forme d'une saturation très audible et désagréable, grésillante. C'est cela qu'on appelle le « clipping ».

  • La présence de clipping sur un fichier de mixage ou fichier master est évidemment à proscrire, puisque ceci conduira à faire CLIPPER à leur tour les convertisseurs numériques / analogiques lorsque votre fichier sera lu pendant la gravure. Cette distorsion sera donc fatalement reportée sur le vinyle.

  • En cas d'urgence ou en cas d'impossibilité de re-modifier un master, M COM en partenariat avec le studio DEFINITIVE MASTERING, propose un traitement de secours qui permet de supprimer très efficacement la majeure partie de ces artefacts, même en cas de hard-clipping ou de saturation excessive de bande magnétique analogique. Ce traitement est un process spécifique propriétaire (très supérieur à toutes les solutions plug-ins actuels), issu de la recherche menée par AudioSeed Research France. Une exclusivité M COM qui vous est proposée, en cas de besoin.

A gauche : mastering écrêté, trop compressé, plage dynamique trop faible : c'est difficilement gravable en l'état (ou à un niveau très bas, et/ou avec de la distorsion).

A droite : mastering traité avec traitement urgent de récupération de la dynamique. La dynamique est majoritairement restaurée : c'est gravable (droite)


 

VII - LA PLAGE DYNAMIQUE OU « DYNAMIC RANGE » :

 

  • Le décibel « LU » est l'unité représentative actuelle de la plage dynamique moyenne d'un morceau de musique. La plage dynamique moyenne attendue pour un master vinyle est de 13 dB dans l'idéal, et reste acceptable entre 10 et 14 dB LU. La plupart des mixages bien effectués ont une plage dynamique souvent comprise entre 11 et 16 dB LU.

  • C'est au mastering qu'il convient d'effectuer des choix à ce sujet. Pour des raisons qui seraient longues à évoquer ici, bon nombre d'ingénieurs de mastering fournissent des masters avec une dynamique très réduite, incompatible avec la gravure vinyle. Méfiez-vous ! Un mastering de ce type est la plupart du temps inutilisable pour le vinyle , ou bien au prix d'une qualité fortement réduite et nombre d'artefacts dans le son.

  • Assurez-vous dès le départ que votre ingénieur est capable de masteriser un album sans pratiquement utiliser de compression de dynamique. Ceci est très important pour le disque vinyle. Demandez-lui avant de prendre rendez-vous. S'il refuse, inutile de chercher de midi à quatorze heures : contactez-nous  pour être certain d'être mis en relation avec le meilleur spécialiste du mastering vinyle.

 

 

Pourquoi faut-il fuir les masterings trop compressés ?

 

 

 

Réduire la dynamique permettait jusqu'ici d'augmenter virtuellement le niveau du son sur les supports digitaux, certains producteurs et musiciens pensant que plus le son était fort et concurrentiel, plus les ventes pourraient s'avérer élevées. Or ce raisonnement « commercial » n'a aucun sens ! Bien au contraire, il a été largement prouvé depuis que ce type de master ne génère que de la fatigue auditive (ce qui donne envie de couper le son!) et par ailleurs, un master compress é à outrance en dynamique est affublé – même en digital - d'une distorsion du son importante ainsi qu'une réduction drastique de la vitalité du son (son mou, plat). Aujourd'hui cette pratique est à considérer comme aberrante, mais les habitudes sont dures à faire disparaître, et l'écrasante majorité de la profession pratique encore ces masterings « compétitifs » , que nous déconseillons très fortement.

 

 

 

L'avantage est évident : en utilisant des logiciels ou des appareils, il est possible en très peu de temps et avec très peu de connaissances de réaliser un mastering de ce type en écrasant tout ce qui dépasse de manière automatique ! C'est facile , parfois lucratif pour certains, mais ce type de mastering ne « passe » absolument pas pour le vinyle, ni pour les amoureux du son !!!

 

 

 

Il faut comprendre que plus la dynamique se trouve réduite, plus le taux de distorsion augmente à la gravure comme à la reproduction ! Au-dessous de 10 dB LU et ce jusqu'à environ 8 dB LU de plage dynamique, la gravure peut être effectuée mais le résultat sera très décevant à l'audition (voir photo et explications ci-dessous).

 

 

 

Au-dessous de 7 dB LU, la machine à gravure va forcer, chauffer très fortement et finira par disjoncter si on lui impose une gravure à un niveau nominal. Il faut donc contrecarrer ce problème en baissant manuellement le niveau de gravure sur la machine. De ce fait, il sera nécessaire à la relecture du disque d'augmenter le volume de l'amplificateur ce qui aura aussi pour conséquence d'augmenter de manière importante le bruit de fond du vinyle (souffle, craquements).

 

 

 

La distorsion deviendra également très audible, voire intolérable pour les cas les plus extrêmes. Cela crée en quelque sorte une « bouillie sonore » molle, saturée et sans définition. Nous vous conseillons donc d'éviter au possible de travailler avec ceux qui fournissent des masters écrêtés et « compétitifs ». C'est une pratique nocive, cela nuira gravement au son sur le vinyle, voire cela empêchera même toute possibilité de gravure. Donc retour à l''expéditeur, retour à case départ !

 

 

 

Le mieux est encore une fois de faire appel à un ingénieur de mastering spécialiste du vinyle pour vous assurer le meilleur rendu, le meilleur niveau de gravure possible, avec une distorsion la plus faible possible. En quelques mots, le son le plus pur qui met en valeur votre musique.

 

 

 

Un ingénieur de mastering spécialisé vinyle vous proposera toujours des masters avec une large plage dynamique qui honoreront votre musique sur support vinyle comme sur les autres supports. La guerre des niveaux est terminée aujourd'hui même en numérique, car les plates-formes de streaming disposent d'un système de régulation automatique qui pénalise les masters trop compressés ! Faites vos choix en conséquence, choisissez bien votre ingénieur de mastering, et contactez-nous au besoin.


 

 

 

 

 

Illustration image de gauche : tentative de gravure d'un master au contenu audio typiquement trop compressé

Image de droite : résultat sur vinyle. Les sillons se frôlent ou même se croisent entre eux, il y a sur-modulation. Conséquence au

niveau du son : fort écrétage (saturation élevée), diaphonie (mauvaise séparation des canaux stéréo), pré et post-échos, sauts de sillon.

VIII - LES EXTREMES DU SPECTRE AUDIO : SUB-BASSES ET EXTREMES-AIGUS


 

l y a plein d’informations diverses et variées qui circulent à propos de la gravure vinyle, notamment au sujet des extrêmes du spectre audio et des risques potentiels à la gravure. Ces explications sont pour la plupart simplistes, peuvent conduire à ruiner les mixages, et n'améliorent pas pour autant les gravures. Rétablissons le vrai du faux !

 

  • Une proportion excessive des fréquences extrêmes dans un mix et un master peut être en effet néfaste, c'est bien connu et c'est vrai. Plus concrètement, il faut comprendre qu'une proportion trop élevée de fréquences basses implique une durée réduite du disque, ou bien une baisse conséquente du niveau de gravure. En cas de durée courte, trop de basses a aussi pour conséquence d'augmenter la distorsion harmonique, et dans les cas vraiment abusifs, de générer des mouvements de pointe de lecture si importants que le risque de saut de sillon est à prendre très au sérieux. En ce qui concerne les fréquences aiguës, un abus dans cette zone de fréquence conduit tout simplement à de la distorsion. Un exemple typique parmi tant d'autres : les sibilantes des voix, les « S », se voient transformées en « CH ». Une proportion trop importante d'aigus peut même venir générer une surchauffe de la tête de gravure, et de ce fait, empêcher la gravure de pouvoir être effectuée en entier. Dans un tel cas, c'est le système de sécurité de la machine qui interrompt brutalement la gravure afin de ne pas détruire la précieuse tête (qui coûte une petite fortune).

     

  • Afin d'éviter toutes ces disproportions spectrales, la règle générale est tout simplement de pratiquer le bon-sens et de faire en sorte au mixage d'éviter tout abus de ces fréquences extrêmes. On évitera juste de sur-booster les subs-basses, ce particulièrement si vous ne travaillez pas dans un studio créé et validé par un acousticien (risques très importants d'erreurs de perception dans le bas du spectre), et si de surcroît vous n'avez pas des haut-parleurs de gros diamètre lors du mixage (qui vous permettent de percevoir correctement ces fréquences). De même, on évitera d'accentuer à outrance les fréquences suraiguës, que l'on retrouve la plupart du temps dans les cymbales, les tambourins, les shakers, les sibilantes des voix ainsi que certains filtres de synthétiseurs analogiques poussés à leurs retranchements.

     

  • Mais pour autant, si nous vous mettons en garde des abus, encore une fois, ne tombez pas pour autant dans l'extrême inverse, à savoir la surenchère de la prudence, qui serait tout aussi néfaste pour votre son. Notamment à trop baisser les graves, notamment par certaines pratiques de filtrage radicales qui ne sont pas toujours adéquates. Utiliser par exemple un filtre coupe-bas au mastering - comme on le conseille souvent sur internet - n'est pas forcément la solution garante d'une bonne gravure. C'est une méthode préventive souvent un peu trop simpliste, un peu trop grossière, qui peut parfois régler certains problèmes, mais qui peut aussi nuire particulièrement à votre son. Seul un ingénieur qualifié saura prendre la bonne décision quand à cela. Il utilisera les filtres adéquats, et optera souvent pour des tactiques plus précises et moins invasives.


 

CONCLUSION : Il est préférable de ne pas s'improviser dans ce genre de choix et de manipulations du son relatives au mastering. C'est votre disque qui est en jeu. Ne faites confiance qu’à des experts qui connaissent parfaitement leur métier si vous voulez un résultat optimal. Seuls les ingénieurs de mastering aguerris sauront cadrer et optimiser avec cent fois plus de précision vos graves et vos aigus. Et concernant le mixage, c'est simple : mixez dans un bon studio, faites des pauses régulièrement, mixez naturellement, tel que votre musique doit sonner à vos oreilles. Simplement, n’abusez pas des fréquences extrêmes comme il est mauvais d'abuser de gras ou de sel pour votre santé ! Laissez ensuite l'ingénieur de mastering (spécialiste du vinyl de préférence) gérer la balance finale avec son degré de précision que vous ne pouvez pas atteindre sans l'expérience, les outils, et le lieu adéquat. Si vous ne connaissez pas d'ingénieur de mastering véritablement spécialisé dans la gravure vinyle, appelez-nous, nous vous mettrons en contact avec le meilleur spécialiste en la matière.


 

IX - LA STEREOPHONIE AU MIXAGE : ce qu'il ne faut pas faire !


 

  • Au mixage, ne jamais chercher à créer une stéréophonie artificielle à partir d’une piste mono répartie sur les deux canaux L / R en inversant la phase d’un des deux canaux. C’est une pratique formellement interdite depuis le début de la stéréophonie jusqu'à nos jours, car elle génère des sauts de sillon à la lecture du vinyle, ainsi que de fortes atténuations des pistes concernées. Cette règle est tout aussi valable pour les supports numériques actuels, car en cas d’écoute sur une enceinte nomade, ou autres smartphones, aux haut-parleurs mono ou trop rapprochés entre eux, gare aux annulations pures et simples de vos pistes. Cette pratique est donc à bannir, que ce soit pour les vinyles ou pour le numérique.

     

  • Éviter les mixages incluant des effets stéréophoniques excessifs. Les panoramiques de sources mono ne sont pas un problème à condition qu'ils ne soient jamais orientés à 100% sur un seul canal, a fortiori si l'instrument comporte des fréquences basses. En revanche les élargissements excessifs de sources réellement stéréophoniques peuvent être problématiques. Les effets de phase ou de pseudo «  3D » sur vos pistes de mixage peuvent poser de gros problèmes à la gravure si ils sont excessifs.  Contrôlez par une écoute mono de votre mix. Si vous constatez des atténuations trop importantes, réduisez l’intensité de vos effets. Ou imposez un panoramique d’au moins 6 dB de différence à l’un des canaux de votre effet.


 


 

  • Éviter les grosses caisses ou les basses à gauche ou à droite. Si c’est le cas pour certains disques des années 60 tels que ceux des Beatles, ce n’est pour autant pas un choix délibéré de la part des artistes, mais plutôt un non-choix technique dû au fait que les consoles EMI de l’époque n’étaient simplement pas équipées de potentiomètre de panoramique, mais de vulgaires commutateurs de routing ! Les enregistrements étant effectués sur 4 pistes mono, et la seule solution pour créer une pseudo-stéréophonie était de répartir les 4 canaux, soit sur la gauche, le centre ou la droite. Notez que ces mixes en pseudo-stéréo n’ont de plus jamais été approuvés par les artistes. Ils ont souvent été effectués sans la présence des artistes, et à la va-vite. A l’époque, la stéréophonie n’était pas monnaie courante. La norme était le mono ! Il faut savoir que procéder de cette manière pour créer ces disques imposait aux graveurs de graver à un niveau particulièrement inférieur à la normale. Et la baisse de niveau entraînait conséquemment un rehaussement du bruit de fond du vinyle.  Si vous procédez de cette même façon dans vos mixages, afin de retrouver cet effet « vintage », vous êtes prévenus de ce qui risque de vous arriver !!

     

  • Soignez vos prises de sons, et particulièrement celle de la grosse caisse. Un micro mal placé peut conduire à des asymétries excessives du signal qui poseront problème au mastering et/ou à la gravure. Il en est de même pour les overheads de batterie, qui, s'ils sont mal centrés par rapport à la grosse caisse, risquent d'induire des anomalies de phase entre le canal gauche et droit pour les grosses caisses.

     

  • Éviter absolument les panoramiques à 100% à gauche et à droite des prises de son multi-microphoniques des amplis de guitares électriques (effets « mur du son »). Contrôler votre mix en mono pour voir si les atténuations des guitares ne sont pas trop importantes. Si elles le sont, alors réduisez la largeur stéréo tout en compensant le niveau, jusqu’à que la différence de niveau entre mono et stéréo soit tolérable à l’oreille. A noter qu’il y aura toujours une différence de niveau et cela créera des différences de timbres (décolorations). Il s’agit de faire un compromis. Éventuellement, créez un mix spécifique pour le vinyle. Comprenez également que si les atténuations et les différences de timbres sont trop fortes, c’est que la prise de son est simplement hasardeuse et inadéquate. Essayez au pire des cas de rajouter un effet de délai de quelques millisecondes sur l’un des canaux et voyez ensuite si l’atténuation en contrôle de mix mono est moins importante. Faites attention à ce que vos micros soient strictement équidistants du haut-parleur ou de chaque haut-parleur. C'est la source première de problèmes !

     

  • Ne pas tomber pour autant dans le piège paranoïaque de la peur de la stéréophonie ! Toute tendance extrême inverse, à vouloir trop « resserrer » le mixage vers le mono est tout aussi malsain que d'abuser de la largeur du champ stéréophonique ! Le vinyle n'aime pas les extrêmes. Ni trop, ni pas assez. Mixez normalement, évitez simplement les choix drastiques et toutes les extrêmes explicités précédemment.


 

X - SIBILANTES : 


 

  • Les sibilantes sont des sons produits par la prononciation des consonnes « S », « Z ». Même si le terme n'est pas tout à fait exact en terme de linguistique, on y inclut également volontiers dans le domaine de l'ingéniérie du son les consonnes « T », « J » « CH », « F », « V » ainsi que le « TH » anglais et le « Ř» tchèque.

     

  • Lorsque l'on enregistre des voix avec un microphone relativement proche de la bouche, ces sibilantes atteignent souvent un niveau sonore excessif, et l'utilisation des compresseurs de dynamique ne font que les augmenter davantage, car ceux-ci ne sont – pour la plupart - pas ou peu sensibles à la partie haute du spectre audible.

     

  • Il est donc impératif au mixage d'utiliser un dé-esser sur chaque piste vocale afin de compenser ces problèmes.

     

  • Pour le réglage, ne dé-essez pas de trop (« S » trop sourds)  ni pas assez (« S » trop agressifs). Dé-essez juste ce qu’il faut pour que cela sonne bien à vos oreilles. Des vocaux non-dé-essés = sibilantes distordues sur le vinyle (dans de tels cas, les « S » se transforment en « CH », voire même en « F », ce qui n'est pas du plus bel effet...).

     

  • Attention, notez que les pointes de lecture dotés de diamants de mauvaise qualité ont naturellement tendance à distordre la reproduction des sibilantes. Aussi, quand vous recevrez votre test-press (si vous avez choisi cette option), ou vos vinyles dupliqués, il est impératif d'écouter ceux-ci avec un lecteur vinyle correctement réglé et équipé d'une tête et d'un diamant de haute qualité pour un tracking optimal (diamant capable de reproduire fidèlement les courbes les plus fines gravées sur le sillon). Ce qui n'est souvent pas le cas des diamants vendus dans le commerce aux alentours de 20-30 €...Préférez les diamants de forme elliptiques, super-elliptiques ou encore plus raffinés, face aux diamants de forme arrondie ou cylindriques, peu chers mais à la reproduction du son médiocre. Si le diamant ne porte aucune marque ni aucune information sur la manière dont il est taillé, c'est que votre diamant est en fait un saphir de synthèse bas de gamme, à la durée de vie moindre, et à la reproduction sonore souvent distordue, qui peut de plus, potentiellement user rapidement vos disques. Si vous avez des exigences en terme de qualité sonore à la gravure, soyez cohérents avec vos exigences en étant bien équipé chez vous en commençant par la qualité du diamant de votre lecteur vinyle. C'est en fait l'élément essentiel, beaucoup trop souvent négligé.


 


 


 

Frédéric Woff (AudioSeed / Definitive Mastering) © 2019. Tous droits réservés.

Toute reproduction intégrale ou partielle est interdite, sauf autorisation préalable par écrit de l'auteur. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque.

© 2023 by Classical Musician. Proudly created with Wix.com

  • w-facebook
  • Twitter Clean
  • w-youtube
This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now